Jeunes Sapeurs-Pompiers
Compte rendu du voyage de la section
de Jeunes Sapeurs-Pompiers de Fontainebleau
à Constance (Allemagne) du 8 au 12 mai 2002.



1) Introduction 2) Rapide historique du jumelage 3) Quelques dates marquantes 4) Pourquoi ce voyage
5) La préparation 6) Enfin le départ 7) Conclusion 8) Remerciements
Jeunes Sapeurs-Pompiers
Les photos


1) Introduction

Du 8 mai 2002 au 12 mai 2002, s'est déroulé un séjour de jeunes sapeurs-pompiers de Fontainebleau en Allemagne, dans le cadre du jumelage avec la ville de Constance.

Vingt et un jeunes sapeurs-pompiers accompagnés de leurs instructeurs ont goûté aux joies de la découverte des relations internationales, avec à leur tête le Sergent Chef Hubert DAGRY. C'est une date marquante qui vient s'inscrire de nouveau dans l'histoire déjà longue du jumelage, car cette rencontre est une grande première. Bien que les sapeurs-pompiers bellifontains soient pour beaucoup dans la création et le développement de ce jumelage avec à leur actif de nombreux échanges bi-latéraux dans de nombreux domaines, jamais les jeunes sapeurs-pompiers ne s'étaient rendu à Constance.

Créée en 1984 par le Commandant ASTIER alors à la tête de la compagnie de Fontainebleau, la section de jeunes sapeurs-pompiers s'est progressivement mise en place dans la structure de l'Union Départementale des sapeurs-pompiers de Seine-et-Marne. Dès lors, elle accumule journées de formations, concours de manœuvres et compétitions sportives, récoltant de nombreuses places d'honneur.

Cette structure est considérée comme l'une des dernières écoles de civisme, et à l'heure de la concrétisation des mesures prises pour une Europe plus étroitement unie, leur absence dans les échanges avec Constance restait un grand vide à combler. Les jeunes sapeurs-pompiers représentent les futurs effectifs tant professionnels que volontaires. Quatre d'entre-eux maintenant confirmés dans les fonctions de sapeurs-pompiers volontaires, participaient d'ailleurs à l'encadrement des plus jeunes au cours de ce voyage.



2) Rapide historique du Jumelage.

La Municipalité de la ville de Constance avait exprimé le désir de créer des contacts avec une ville française. Le Maire de Constance était alors Franz KNAPP. Il s'adressa aux autorités françaises… Paris donna suite à cette requête, et par l'intermédiaire de l'union franco-allemande nouvellement créée, et de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, Monsieur PAJOT Maire de Fontainebleau, intervint dans les conversations.

En mars 1958, Le Capitaine Georges REVOY, Chef des pompiers de Fontainebleau écrit alors une lettre au Commandant SANTO, son homologue. Rapidement après, à la Pentecôte, il répond à l'invitation du Commandant SANTO et se rend à Constance avec des membres de la ville de Fontainebleau. Le Commandant SANTO écrira : " Cela devait devenir le début d'une longue amitié ".

En juillet, c'est le Commandant SANTO qui se rend à Fontainebleau. L'année suivante, le 4 décembre 1959, les pompiers volontaires de Constance suivent son exemple et se rendent pour la première fois aux festivités de la Sainte Barbe. L'échange est enfin concrétisé et ne cessera pas de se développer. De son côté, la municipalité continue aussi à œuvrer dans ce sens.

1959, Paul SERAMY devient Maire de Fontainebleau. C'est un Européen convaincu. Le premier avril 1961, trente enfants de l'école François Ier se rendent à leur tour à Constance. Ce sont réellement les pionniers de cette belle aventure, et le début d'un long et fructueux échange. Plus tard, le jumelage doit être élargi avec le concours de Sidney GROSE, Maire de Richmond-Upon-Thames près de Londres.




3) Quelques dates marquantes : Bien d'autres faits marquants et exploits sportifs en tout genre auront lieu au cours de ces décennies. Comme par exemple la liaison entre Constance et Fontainebleau d'un planeur lors d'un vol ininterrompu de plusieurs heures. Mais la liste ici serait trop longue.



4) Pourquoi ce voyage ?

Ce rapide tour d'aperçu nous montre la diversité des échanges réalisés. Mais jusqu'alors, chez les pompiers seuls les adultes contrairement à d'autres collectivités étaient engagés dans les activités. Cela malgré une forte demande de nos amis allemands. La création de notre section de jeunes sapeurs-pompiers est récente. Le manque de structures et de budget se fait cruellement ressentir. L'écrasante responsabilité qu'implique la prise en charge de jeunes mineurs, et d'autres raisons encore ont fait que cela n'a pu être concrétisé plus tôt.

" J'ai fait un rêve ". C'est ainsi que s'exprime Peter RENKER Commandant Adjoint des pompiers de Constance lors de son discours d'adieu à la Sainte Barbe 2001. Le rêve que les sections de jeunes sapeurs-pompiers françaises et allemandes se rencontrent enfin. Le message est si fort, tant chargé de symbole qu'il ne peut laisser indifférent. Nous nous mobilisons pour exaucer ce rêve.

Les voyages forment la jeunesse dit-on. En Allemagne, le voyage et les mouvements de jeunes sont une véritable institution. La jeunesse allemande a une plus grande possibilité d'ouverture sur le monde extérieur. Envoyer nos jeunes à la rencontre d'autres jeunes qui sont différents d'eux, c'est leur ouvrir les yeux. L'exemple méritait d'être suivi avec l'espoir que de nouvelles amitiés naissent et puissent être suivies dans la vie adulte. Tels les Commandants SANTO et ASTIER restés fidèles amis depuis plus de trente ans.

C'est donner l'occasion à nos jeunes de s'enrichir physiquement et intellectuellement à travers la découverte d'activités qui leur sont familières dans le but à atteindre, mais dont les méthodes sont souvent différentes. Libre à eux de s'imprégner de ces différences pour en tirer le meilleur ensuite.



5) La préparation :

La réussite d'un tel projet repose sur des moyens matériels mais aussi et surtout sur la bonne volonté humaine. Tout d'abord la volonté de nos chefs, nous assurant de leur soutien, et de la mise à disposition des structures dans la mesure du possible. Mais aussi de tout à chacun, les uns mettant à disposition telle ou telle compétence et les autres simplement leur temps.

C'est ainsi que nous avons pu réunir une petite équipe solidaire regroupant :

L'essentiel de l'organisation a porté sur :

Bien que cela ait représenté un gros travail administratif, avec de nombreux courriers, fax et appels téléphoniques, cela n'est rien comparé au déploiement de moyens humains et matériels mis à disposition par nos amis allemands. Cela a représenté pour eux un travail bien plus important encore, tant au niveau administratif que logistique puisque ce sont eux qui nous recevaient.

Pendant les quatre mois de préparation, les contacts ont été facilités par l'utilisation d'internet au moyen du courrier électronique. La rapidité de ce mode de communication, avec la possibilité de s'échanger des documents a été d'une aide précieuse. Un article détaillé illustré de nombreuses photos a même été mis en ligne sur le site internet des pompiers de Constance alors que nous n'étions encore qu'au milieu de notre séjour. Cette page peut-être consultée à l'adresse suivante :

http://www.schutzbach.com/ffk/jugendfeuerwehr/20020508.php


La presse locale à également souligné la présence de nos jeunes sapeurs-pompiers à Constance. Sur place, nous avons été impressionnés par la participation massive de nombreuses familles assurant le bon déroulement du séjour. Pères, mères et enfants, pendant cinq jours se sont succédés aux fourneaux pour assurer la logistique matin, midi et soir dans une ambiance festive et décontractée.



6) Enfin le départ :

Mercredi 8 mai 2002

Le 8 mai au matin, c'est enfin le départ. L'appel est fait, tout le monde est à l'heure. Les soutes sont chargées et c'est avec un petit pincement au cœur que les parents voient s'éloigner le bus rouge et blanc. Les conditions de circulation sont bonnes. Tous les jeunes sont réunis dans le fond, les yeux rivés sur la vidéo. Nous nous arrêtons sur une aire équipée de tables pour pique-niquer. Le temps est doux et ensoleillé, il règne une atmosphère de vacances. Le passage de la frontière se fait sans encombre. Nous enjambons le Rhin, nous voici en Allemagne. Passé Fribourg, nous rencontrons un bouchon provoqué par des travaux, mais nous arriverons à Constance avec sérénité à peine plus tard que l'horaire prévu.

Peter est là pour nous accueillir.

Nous sommes immédiatement pris en charge et guidés vers le terrain de camping de Litzelstetten, une petite agglomération proche de Constance, au bord du lac mais à l'écart de la ville. Là, c'est une vision surréaliste qui nous attend. Un camp de toile à été dressé un peu comme le font les scouts. Un feu de bois est entretenu au milieu du campement. Il brûlera sans interruption pendant toute la durée du séjour. Des bâtiments en dur abritent cuisines et sanitaires, l'aire de repas est constituée de tables et bancs abrités des intempéries mais en plein air. Aussi loin que notre regard puisse se porter, nous contemplons l'immensité du lac de Constance avec son eau cristalline, et les alpes enneigées en toile de fond.

La plupart des jeunes allemands sont déjà installés. Chacun se choisit une tente, le mélange des nationalités est de mise. Une fois les valises posées et le duvet étalé, une irrésistible envie de piquer une tête s'empare de la délégation française dans une eau à 12° devant les allemands hilares.

Le soir, Lars et Peter nous accueillent par quelques mots au cours d'une petite cérémonie intime. Le repas du soir est pris en commun, puis c'est la première veillée au coin du feu. De part et d'autre, on en est encore dans la phase d'observation mais le premier contact est établi.

Jeudi 9 mai 2002

La nuit a été courte. Le froid et l'humidité des tentes nous saisissent, et les premiers rayons de soleil nous sortent de notre sommeil. Nos amis sont déjà à pied d'œuvre. Un solide petit déjeuner nous est préparé. Une à une, les frimousses émergent des tentes.

Vers dix heures, c'est le départ en car pour la visite de la caserne des pompiers de Constance. Nous nous faisons guider à travers locaux techniques et opérationnels avec explications en Français. Les portes nous sont grandes ouvertes. On peut monter dans les engins, toucher, comparer, poser des questions. La visite est riche d'enseignement et l'on peut constater les points forts, les points faibles, les différences, et parfois les similitudes avec nos propres matériels. La matinée se terminera par un petit tour au centre ville tout proche puis le repas nous est servi dans la grande salle polyvalente.

Nous partons ensuite à pied pour une visite commentée de la ville en Français. Nous franchissons l'un des trois ponts enjambant le Rhin. Au loin nous découvrons le bateau- pompe amarré à son quai, et sur lequel nous allons embarquer tout à l'heure. Peter offre une glace à tout le monde, ce qui fait l'unanimité. Il fait beau et chaud.

Nous arrivons au port, l'un des endroits les plus prisés de la ville. A gauche le consil, bâtiment imposant et ancien chargé d'histoire. A droite, les voiliers sont alignés le long des pontons, on se croirait au bord de la mer. En face de nous, au bout de la jetée, Imperia, l'immense statue montée sur un socle mobile, symbole de la ville, tourne majestueusement sur elle-même. Soudain, surprise. Le bateau-pompe FLB/FL KN 78 qui était sagement amarré plus loin, et que nous avions aperçu au début de notre visite nous a rejoint. C'est un ancien chasseur de mines reconverti en bateau-pompe. Sa ligne est longue et effilée. Il est suivi du SÖG/FL KN 79 qui est un catamaran dont la vocation première est le lutte antipollution mais qui est aussi équipé de lances monitor.

Nous embarquons au milieu des bateaux de promenade sous les yeux ébahis des promeneurs. Nous sommes traités comme des V.I.P. Embarquement personnalisé et accueil par les membres d'équipage. Très vite, nous prenons le large, allure minimum. Puis c'est la poussée des gaz. Les heureux passagers du FLB/FL KN 78 se prennent un coup de pied aux fesses, tandis que ceux du SÖG/FL KN 79 se sentent un peu frustrés. Le premier agile comme une guêpe tournoie autour du second enchaînant virages serrés et passages inversés, en projetant des gerbes d'eau. Lars met un Zodiac à l'eau et promène à tour de rôle les jeunes en leur faisant goûter sa spécialité : le saut de vague d'étrave gaz à fond.

Au milieu de la promenade, les deux bateaux se rapprochent bord contre bord pour un échange de passagers. La manœuvre est parfaite. Les frustrés du SÖG/FL KN 79 vont pouvoir goûter à la puissance des deux moteurs Mercedes du FLB/FL KN 78 affichant cinq cent chevaux chacun. Une nouvelle surprise attendait nos passagers. L'équipage des bateaux mettent en œuvre les lances monitor et une véritable bataille rangée s'engage alors entre les deux navires. Les pilotes prennent soin de rester à distance respectable. Les panaches blancs des lances manœuvrées par les jeunes zèbrent le ciel bleu dans une explosion d'arc-en-ciel.

De retour sur la terre ferme, nous prenons de l'altitude. Le conservateur de la cathédrale nous ouvre exceptionnellement les portes de la flèche centrale interdite au public. Nous découvrons des charpentes admirables, et découvrons Constance sous un angle inhabituel, à quarante mètres de hauteur.

Vendredi 10 mai 2002

Ce matin, le temps est encore plus beau. Cela tombe bien car toutes les activités du jour sont prévues à l'extérieur. Départ le matin pour les chutes du Rhin en Suisse, nous passons une nouvelle frontière. Rheinfall (chutes du Rhin) : Le Rhin fait un saut de 21 m et en profite pour mouiller tout le monde. C'est pas le Niagara mais ce sont quand même les chutes d'eaux les plus puissantes d'Europe continentale. Encore plus impressionnant en période grosses eaux (mai, juin, juillet).

A midi, nous prenons la direction du Hohentwiel. C'est un sommet de six cent quatre vingt six mètres sur lequel se trouve l'un des plus grands châteaux forts perchés du sud-ouest de l'Allemagne. Le temps de garer le bus, et nous sommes rejoints par un véhicule des pompiers de Constance venu nous livrer des paniers repas. Du haut de la tour, le panorama est saisissant. Le lac de Constance scintille sous le soleil. Il comporte trois plans d'eau : le lac Supérieur ou Obersee (le principal), le lac Inférieur ou Untersee, et le petit lac d'Überlingen au nord-ouest. C'est le plus grand lac de l'Allemagne avec une superficie de 571,5 km² et une contenance de 48,5 milliards de m³. Il est long de 63 km, large de 13,5 km entre Langenargen (D) et Rorschach (CH). C'est entre Friedrichshafen (D) et Uttwil (CH) qu'il a sa plus grande profondeur de 254 m.
- la rive allemande, 173 km
- la rive suisse, 72 km
- la rive autrichienne, 28 km

L'heure est venue de rejoindre Constance. Un choc au sommet nous attend : la rencontre de foot-ball. Les conversations vont bon train. La motivation est certaine. Mais arrivé à pied d'œuvre, le doute s'installe dans le camp français. Le camp allemand aligne une équipe des plus impressionnantes. Maillots dignes des plus grandes équipes, grands gabarits, équipement de professionnels, et stade à la pelouse parfaitement entretenue. Ils ont sorti le grand jeu. Nous n'avons pas jugé utile de nous munir de nos équipements. Nos joueurs sont vêtus de maillots multicolores et ne disposent pas de chaussures à crampons. Oubli ou erreur de jugement ? Peu importe. Cela va nous donner l'occasion de tirer la morale de ce qui suit.

Le coup d'envoi de la première rencontre est donné. Nous sommes persuadés d'encaisser le premier but et pourtant le début de match est équilibré. Soudain, surprise, la France marque. Sur motivés par ce succès, les petits français enchaînent les combinaisons. Finalement, grâce à d'excellentes qualités techniques et des qualités physiques insoupçonnées, la France gagne les deux matchs par quatre buts contre un, et deux buts contre un. La presse locale écrira non sans humour que l'Allemagne a obtenue une très honorable seconde place, la France terminant avant dernière !

C'est une journée chargée aujourd'hui. De retour au camp, nous nous préparons pour la cérémonie officielle. Les sections en tenue sont alignées.

Sont présents : Samedi 11 mai 2002

Matinée libre.

Certains en profitent pour faire un peu de shopping en ville. Pascal et Jean-Marc nos deux chauffeurs, mettent à profit ce temps pour bichonner leur bus. Hubert DAGRY et Philippe SCACCO sont invités à une petite collation sur le port, afin de discuter de notre prochaine rencontre, qui se tiendra l'année prochaine, à Fontainebleau cette fois.

Nous voici à l'apogée de notre séjour. Le grand moment est arrivé. Nous allons manœuvrer ensemble. C'est en effet en binômes et ensembles que jeunes allemands et français manœuvreront. Lors de la préparation du voyage, nous avions proposé d'apporter avec nous notre matériel. Cela comportait de grandes difficultés techniques et logistiques, raccords incompatibles, poids, volume etc.…Nos camarades nous ont proposé de mettre à disposition l'ensemble des matériels nécessaires, ce qui nous a soulagé de nombreuses contraintes.

Les jeunes sont réunis afin de constituer les équipes. Le but de la démarche est de susciter leur curiosité, et de leur faire partager leurs expériences. Le principe est simple. L'équipier allemand prend en charge un équipier français et lui indique la marche à suivre. La langue n'est pas une barrière, les gestes sont souvent les mêmes. Au cours de la manœuvre, nous constaterons que les équipiers allemand, une fois les dispositifs mis en place, laisseront avec panache le rôle principal à leurs hôtes.

C'est le moment de monter dans les engins. Côté français, la tension est palpable, mais les visages montrent également un réel plaisir de vivre ce rêve éveillé. C'est parti. Gyrophare et deux tons en action, les engins prennent la direction du centre ville afin de simuler le trajet vers l'intervention, ils sont aux anges.

Présentation du premier engin. Avec un naturel déconcertant, les binômes franco-allemands sortent le matériel, déroulent les tuyaux et branchent les pièces de jonction. Les pompes tournent, l'eau jaillit des lances. Lars, émetteur récepteur portatif collé à l'oreille s'assure du bon déroulement des opérations. Le feu est éteint, toutes les victimes ont été sauvées, il est temps de passer au bilan.

Les manœuvriers sont réunis et félicités. La phase de rangement du matériel sera mise à profit pour détailler certains points restés obscurs. Là encore, les camarades allemands ne sont pas avares d'explications, et font preuve d'une patience de tous les instants pour satisfaire la curiosité des jeunes, et il faut bien l'avouer aussi des moins jeunes.

Le retour au campement se fait dans une atmosphère de fête. Le soir au repas, Hubert DAGRY, notre chef de délégation improvise un discours, et fait part de ses remerciements dans l'allégresse générale. Tout s'est bien passé, demain nous penserons au retour. Nous profitons encore de ce dernier soir avec la satisfaction du travail accompli.

Dimanche 12 mai 2002

Réveil de bonne heure ce matin. Nous devons être partis à huit heures. C'est encore un solide petit déjeuner qui nous est préparé, puis de nouveau la soute du bus se remplit. On nous apporte deux énormes panières remplies de victuailles. C'est pour la route !

Le voyage de retour se fait sans encombre. Avec à peine une demie heure de retard sur l'horaire, nous arrivons à Fontainebleau. Le conducteur manœuvre pour rentrer le bus dans la remise du centre d'intervention, les parents découvrent les mines réjouies de leur rejeton.




7) Conclusions

Quels enseignements tirons nous de ce séjour ?

Pour certains jeunes sapeurs pompiers, il s'agissait là de leur premier voyage à l'étranger. Pour d'autres, la première expérience de vie prolongée en collectivité , avec tout ce que cela comporte. Respect d'autrui, tolérance, participation aux taches communes. Sur le plan humain, ils ont pu prendre conscience des différences de culture, de modes de vie, de méthodes de travail.

L'enrichissement culturel n'a pas été négligé. Rendons hommage à Peter RENKER et Lars CHUDZINSKI qui ont organisé de main de maître ce merveilleux séjour. Redoublant d'efforts pour nous commenter en français l'historique de la ville, et nous faire découvrir la géographie des lieux. Un jeune sapeur pompier nous a réclamé la carte afin de la consulter au cours du voyage aller. Tout simplement curieux de connaître l'emplacement exact de notre destination, nous avions éveillé en lui une soif de savoir.

Sur le plan technique, les membres de l'encadrement bénéficieront d'un retour d'expérience très appréciable. Les jeunes sapeurs pompiers quant à eux, auront constaté qu'ils ne sont pas seuls au monde, et qu'ils ne sont pas plus forts ni inférieurs aux autres. Et que c'est à travers l'échange et le partage que l'on s'enrichit.

Pour ce qui concerne le but initial de cette rencontre, faire se rencontrer la jeunesse afin de perpétuer et faire perdurer le serment de jumelage prononcé par nos aînés, il est trop tôt pour le dire. Peter RENKER disait à la fin de notre séjour, ils commencent à se connaître, mais c'est déjà le moment de la séparation. Cependant, le contact est établi, et souhaitons que cette expérience débouche sur de nombreux échanges futurs. C'est dans la durée que nous obtiendrons des résultats.

L'année prochaine, les jeunes sapeurs pompiers de Fontainebleau se doivent d'accueillir à leur tour ceux qui leur ont ouvert leurs portes sans retenue. Dans le futur, il serait souhaitable que des échanges soient organisés tous les deux ans, dans un pays puis dans l'autre. Des discussions ont déjà eu lieu dans ce sens. Il faut une prise de conscience collective, une plus grande cohésion entre les associations, et des moyens matériels et financiers, afin d'atteindre l'objectif.

A cette condition seulement, nous pourrons être dignes de la main qui nous est tendue.



8) Remerciements

L'heure est venue de remercier les personnes sans qui tout ceci n'aurait pas été possible :

Philippe SCACCO 19 mai 2002


Accueil Le CI Fontainebleau La compagnie Les engins La section JSP Visite du musée Liens